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Hier, le premier ministre Guillaume Soro a annoncé la date de la tenue des élections présidentielles en Cote d'ivoire. C'est le 31 Octobre prochain que les ivoiriens iront aux urnes pour désigner le successeur de Laurent Gbagbo.
Selon le Premier ministre, cette date a été proposée par la Commission Electorale Indépendante(CEI). Mais, l’opinion nationale en Côte D’ivoire et même au-delà, est restée sceptique, dubitative même sur la tenue effective de ce scrutin et à cette date, tout au moins pour plusieurs raisons :
De 2005 à 2010, les élections présidentielles ioiriennes ont été renvoyées 8 fois, pour des raisons les unes aussi évidentes et pertinentes que les autres. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne, se demandent les ivoiriens ? Là est toute l’inquiétude.
Les Accords de Ougadougou disent que ces élections devraient avoir lieu 60 jours après le total et entier désarmement. A cette date d’aujourd’hui, on se trouve à 85 jours. 16 jours suffisent-ils pour entièrement et totalement achever le désarmement ? Rien n’est moins sûr.
Le processus d’identification et des inscriptions sur les listes électorales est encore en cours et, selon les spécialistes et les observateurs de la scène politique ivoirienne, ce processus n’a pas encore atteint le taux de 60%.
Ces préalables qui, jadis, freinaient et empêchaient la tenue des élections présidentielles seront-ils remplis avant le 31 Octobre ? Encore une fois, rien n’est moins sûr. Si officiellement, toute la classe politique ivoirienne s’accorde sur la tenue des élections, tout simplement parce que « la trop longue période d’intérim » de Gbagbo commence à poser problème, il faut se rendre à l’évidence que les mêmes causes qui ont provoqué le report sont encore plus que jamais actuelles. Selon la revue de presse ivoirienne faite par RFI ce matin, on se rend à l’évidence que la presse ivoirienne n’est pas loin de ce pessimisme. Just wait and see.
Valentin ATEBAA.
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