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Inoni Ephraim, de Crans Montana à Kondengui?
Actualites - People
Vendredi, 19 Février 2010

Quel sort sera reservé à l'ancien premier ministre Ephraim Inoni, après les récents rebondissements de l'affaire Albatros? Selon le juge d'instruction Magnaguémabé qui aurait fait des confidences, la semaine dernière, au quotidien Mutations, Thomas Ephraim Inoni est l'un des acteurs majeurs de l'affaire Albatros, du nom de ce vieil avion dans lequel le président de la République et sa famille ont failli trouver la mort il y aura bientôt dix ans.

 

L'ancien secrétaire général de la présidence, Jean-Marie Atangana Mebara et l'ancien ambassadeur du Cameroun à Washington, Jerôme Mendouga croupissent déjà dans les géoles de Kondengui, en y attendant, peut-être, le ministre d'Etat Marafa Hamidou Yaya, l'ancien Dg de la Camair, Yves Michel Fotso et Inoni Ephraim.

L'ancien premier ministre connaîtra t-il les sombres cachots de nos prisons après avoir cotoyé les plus grands à Crans Montana?

 

 Lire l'article du quotidien Mutations paru le 10 février 2010 :

Rebondissements : De grosses légumes dans le viseur de la justice

Yves-Michel Fotso, Marafa Hamidou Yaya, Ephraïm Inoni et de nombreuses autres personnes sont des clients annoncés de la phase II de l’instruction judiciaire sur l’affaire de l’avion présidentiel.

«Les personnes mises en cause dans le détournement de la tranche de 27 millions de dollars Us avancés par la Snh pour l’achat du «Bbj-2» présidentiel sont : Yves-Michel Fotso, Marafa Hamidou Yaya, Fernando Gomez Mazéra, Russel L. Meek, dame Sadjong Gisèle, Mamadou, Ying André, Ndonmo, Youmi Raymond, Tchana Hugues, Ngoumba, Mandeng, les autres individus physiques non identifiés. Ces personnes n’ont pas encore été soit identifiées, soit inculpées, soit interrogées». Voilà l’un des extraits de l’ordonnance de disjonction de la procédure signée vendredi dernier par Pascal Magnaguémabé, le juge d’instruction chargé de ce qu’il convient d’appeler l’affaire de l’avion présidentiel. Le magistrat fait ce développement pour donner les raisons qui l’amènent à poursuivre ses investigations pour cerner l’ensemble du dossier soumis à son examen, en dépit du non lieu qui sanctionne l’un des chefs d’inculpation concernant Jean Marie Atangana Mebara.

Et le renvoi de ce dernier devant la justice.
Le juge d’instruction, qui a entendu de nombreuses personnes dans le cadre de son enquête et commandé des dizaines d’expertises judiciaires pour comprendre certains pans de son dossier, estime donc qu’il lui faut encore du temps, mais surtout des informations complémentaires pour se fixer définitivement sur les charges qui pèsent sur les mis en cause. Mutations a pu lire par exemple qu’au sujet des 720 millions Fcfa qu’on soupçonne l’ancien ministre d’Etat et l’ancien ambassadeur du Cameroun à Washington d’avoir détournés, le juge estime que les déclarations de Jérôme Mnedouga à l’instruction et les éléments de preuve produits à l’appui de ses aveux nécessitent quelques recoupements, notamment au siège de la société Boeing et de l’ambassade du Cameroun à New-York aux Etats-Unis d’Amérique. Des recoupements qu’il voudrait effectuer.

Bénéficiaires
C’est dans la même veine que les auditions, et, pourquoi pas, les inculpations des personnes citées ci-dessus apparaissent incontournables aux yeux du juge d’instruction pour savoir la destination finalement prise par les 31 millions de dollars Us, un peu plus de 24 milliards Fcfa selon le taux de change en vigueur à l’époque des faits ; de l’argent sorti des caisses de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) pour l’achat de l’avion présidentiel. Sur la base de plusieurs documents consultés par l’auteur de ces lignes, dont les rapports de plusieurs expertises judiciaires réalisées par l’expert comptable, Jean Pierre Okalla Ahanda, et l’expert financier, Paul Emmanuel Tonyè, le juge d’instruction est informé que sur ces 31 millions de dollars virés dans le compte de Gia International à la Bank of Amérika à New-York avec pour destination la société Boeing, 16 millions de dollars ont refait le chemin du Cameroun et ont fait l’objet d’un partage dans les guichets de la Commercial Bank of Cameroon (Cbc).

Placés dans le compte d’une société off shore dénommée Beith Ltd et immatriculée dans les Iles Vierges Britanniques, l’un des intervenants de la chaîne foireuse d’acquisition du Bbj-2 et dont les experts judiciaires ont été incapables de cerner les propriétaires, ces 16 millions de dollars ont été partagés au Cameroun selon le tableau ci-dessous. Malgré l’insistance des experts, la Cbc n’a pas accepté de dévoiler l’identité de certains bénéficiaires, pour une somme cumulée de plus de 7,3 milliards Fcfa. Qui se cachent derrière ces «bénéficiaires non identifiés» et pourquoi la Cbc refuse-t-elle de dévoiler leurs noms ? Il n’est pas exclu que le juge d’instruction soit préoccupé par la réponse à ces énigmes.

Toujours, concernant les 24 milliards Fcfa sortis des caisses de la Snh en deux tranches (2 millions de dollars, d’une part, et 29 millions de dollars, d’autre part) pour l’achat de l’avion présidentiel, la justice a déjà réussi à démontrer que la première tranche a fait l’objet d’un détournement. Yves Michel Fotso, a toujours prétendu que sa banque, la Cbc, avait avancé cette somme à Gia International du fait de sa magnanimité.
Mais les experts commis par le juge d’instruction ont pu démontrer que c’est le compte de la Camair logé à la Cbc qui a supporté l’opération et que le remboursement opéré par la Snh a été confisqué par la Cbc. Marafa Hamidou Yaya, qui était secrétaire général de la présidence de la République lorsque les 24 milliards furent décaissés intéresse lui aussi la justice. Ce dernier serait responsable du choix porté sur Gia International, malgré les réticences clairement exprimées par le ministre des Finances et devrait lui aussi s’expliquer, selon le juge d’instruction.

Par ailleurs, s’agissant des chefs d’inculpation concernant les 4 milliards Fcfa débloqués par la Snh pour régler une facture de Ansett Worl Wide, l’un des loueurs d’avion de la Camair, somme pour laquelle Jean Marie Atangana Mebara et Ephraïm Inoni sont soupçonnés de mauvaise gestion, le juge d’instruction indique encore «[qu’il] y a lieu d’approfondir les investigations pour élucider davantage les circonstances ayant présidé à ces règlements à Ansett Worl Wide».
Pareil pour une autre opération financière portant sur 3,2 milliards Fcfa pour laquelle Ephraïm Inoni aurait négocié des facilités de financement auprès de la Standard Chartered Bank pour aider le gouvernement à se tirer d’affaire devant Ansett World Wide, qui menaçait alors de retirer ses avions de la flotte de la Camair. Le magistrat instructeur ne sait pas encore si ces opérations s’appuyaient sur des factures des prestations réellement fournies par Ansett World Wide à la Camair ou pas.

C.B.

   
 

Commentaires 

 
-2 #1 ManipulationVieux cahier 21-02-2010 18:31
Tout ce que Mutations raconte la est connu depuis le debut. On sait meme avec quel argent Marafa s'est achete un immeuble de 6 millions d'Euros a Paris.
Ne perdez pas le temps aux Camerounais. Arretez les et saisissez les biens des voleurs que sont Fotso, Marafa et Inoni. Liberez Jerome Mendouga au moins, si vous tenez a mettre Mebara hors d'etat de nuire pour 2011.
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